TchatcheBlog

Crée ton blog sur Tchatcheblog, c’est gratuit. Tu pourras publier tes articles, photos et vidéos sur l’hébergeur de blogs n°1 en France. Pour illustrer ton blog, tu peux avoir un avatar gratuit. Utilise aussi l’annuaire de recherche de blogs.
247498 blogs
224929 bloggers
5182883 articles
Tu veux passer un message perso ? Envoie par sms BLOG [espace] Ton Pseudo [espace] Ton message au 71020 (0,50 €/sms hors coût du sms)    /    Quelque chose à dire ? Envoie par sms BLOG [espace] Ton Pseudo [espace] Ton message au 71020 (0,50 E/sms hors coût du sms)    /    Tu veux passer un message perso ? Envoie par sms BLOG [espace] Ton Pseudo [espace] Ton message au 71020 (0,50 €/sms hors coût du sms)    /    Quelque chose à dire ? Envoie par sms BLOG [espace] Ton Pseudo [espace] Ton message au 71020 (0,50 E/sms hors coût du sms)

Black Soul
Musique

Les dernières publications de ce blog sur votre aggrégateur RSS Black Soul

TchatcheBlog: Black Soul

Catégorie : Musique
Créé le :  27 juin 2005 17h53 par Svarteth
Modifié le :  01 sept. 2006 03h31
Visité :  2978 fois Cette semaine :  0 fois

Description :
Chroniques musicales portants sur le black metal, ses différents styles et ses dérivés.


<< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 >
Page 1 sur 11 (Total : 54 articles) - Inverser l'ordre des articles
Pause
Créé le : 01 sept. 2006 03h31 Article posté par : Web

Huit mois minimum.

Ajouter / Voir les commentaires (1) / Donner des Teebiz / Permalien

Vinterriket - Lichtschleier
Créé le : 01 sept. 2006 03h29 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Vinterriket - Lichtschleier
Artiste: Vinterriket (Allemagne)
Album : Lichtschleier

Label : Flood The Earth

Année : 2006
Style : Darkened Ambiant


Tracklist:

01. Im Augenblick der Nacht
02. Nebelwand
03. Momente Schierer Dunkelheit
04. Lichtschleier
05. Horizonte der Sterblichtkeit

06. Illusion des Eises
07. Lichtschleier (Video)


 

    « Lichtschlier » et le dernier album en date du géant Vinterriket. Cinquième full-lenght officiel, cet opus est l’aboutissement d’une (très) longue discographie. Ziegler se consacre ici à l’ambiant en nous délivrant un album totalement atmosphérique et dans la veine de ses dernières productions. Le lay-out est encore une fois une réussite, Vinterriket restant en partie connu pour exceller dans se domaine.

     Comme à l’accoutumée, un vent léger ouvre l’album, aussitôt secondé d’une lente et longue nappe de clavier, ample et envoûtante, s’emparant avec noblesse de chaque recoin de l’atmosphère pour instaurer une aura totalement hypnotique. Quelques notes brillantes, limpides et calquées sur une harpe percent à travers cette nappe, enrichissant le climat créé. Tout est conçu et maîtrisé pour que nous nous sentions portés par une douce brise et flottant parmi les espaces sacrés et enneigés. L’ambiance reste toutefois sombre et légèrement tourmentée, toujours avec ces régulières, lentes et légères rafales de vents en fond sonore.
     L’ambiance est encore plus magistrale et captivante sur « Nebelwand ». De lents et réguliers accords soutenus par un soundscape grave et uniforme nous portent dans une autre dimension, calme, dense, empreinte de noblesse et de quiétude. Des brises plus violentes s’ajoutent à l’ambiance, fluide et sereine, comme si les notes nous coulaient doucement entre les oreilles pour mieux les saisir. Ici pas de mélodie distincte, les claviers se placent lentement et de manière détachée. Un arpège plus distinct apparaît toutefois au centre du morceau, plus pianistique et illuminé, mais toujours d’une infime légèreté...
     Une nappe plus sombre entame le troisième morceau, ténébreuse et profonde, nous entraînant cette fois-ci à travers des contrées obscures, mystiques et inexplorées. Les claviers sont de qualité parfaite, les sons sont nets, clair et propres. Les notes sont parfois très lentes espacées, laissant un silence dramatique entre chaque sonorité, intense et d’un épique glaçant. On ressent toujours l’influence de Hlidskjalf à travers les sonorités, bien que les ambiances soient singulières. Les variations, peu nombreuses, sont de même là pour effacer toute sensation d’ennui et rendre l’écoute plus agréable et captivante.
     Le titre éponyme est le plus long de l’opus. L’ambiance est similaire aux autres pistes de ce dernier, restant d’une très grande homogénéité. Des nappes de clavier néanmoins plus sombres et inquiétantes nous fascinent, pour se résoudre sur des accords plus sereins et rassurants. Les mélodies de harpes, distinctes, douces et harmonieuses réapparaissent, avec en fonds sonores les habituels vents plus ou moins sifflants, alternant avec des samples de vague s’écrasant et écumant doucement sur les rochers… Vinterriket nous invite à la contemplation de paysages hivernaux en représentant une étrange et véritable ataraxie par le biais d’un remarquable ambiant.
     « Horizonte Der Sterblichkeit » s’introduit de sombres soundscapes, rapidement secondé de notes lentes et limpides, froide et hypnotiques. Des sonorités sifflant à travers l’atmosphère, plus désordonnées, aiguës et perçantes apparaissent ensuite. Déstabilisantes et dissonantes, toujours très épurée et espacées, elle sont proche de la démo culte « Die Festung » de Paysage D’Hiver. Les notes de harpes viennent rétablir la quiétude et l’hypnose du climat hivernal, d’un épique à en donner des frissons, pour laisser le morceau s’achever sur de très lent, envoûtants et évasifs pans de clavier…
     « Illusions des Eises » conclut l’opus, dans la parfaite continuité des titres précédents. Une claire et ample nappe de clavier débute le morceau, vibrante et fascinante, légèrement saccadée. Les notes, sereines et majestueuses, semblent venues d’ailleurs tant elles rendent notre imaginaire fertile en immenses visions enneigées. Les vents se font plus pressants et présents au fil du morceau, rendant ce dernier inquiétant. La vidéo de fin, quant à elle, est loin d’être professionnelle mais image à merveille l’ambiant épique et agréable de « Lichtschlier » .

    Rien de très nouveau de la part de Vinterriket dans cet album, bien que les pans sonores soient plus lents et espacés et les variations bien dosées, rendant l’écoute plus habile, profonde et fascinant. Les morceaux sont très similaires mais le voyages est intense, un peu sombre, tel un envol serein à travers les sacrés et immenses panoramas hivernaux. « Lichtschlier » reste néanmoins le meilleur album de Vinterriket à mon goût, encore plus simple, poétique et épuré, ce dernier améliorant son talent sans nous livrer, comme souvent, un décevant réchauffé.
 

 

Note : 17,5/20



Ajouter / Voir les commentaires (0) / Donner des Teebiz / Permalien

Peste Noire - La Sanie des Siècles-Panégyrique de la Dégénéréscence
Créé le : 01 sept. 2006 03h16 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Peste Noire - La Sanie des Siècles-Panégyrique de la Dégénéréscence
Artiste: Peste Noire (France)
Album : La Sanie des Siècles - Panégyrique de la Dégénéréscence

Label :
De Profundis
Année :
2006
Style : Viel E Vil Black Metal Franceis


Tracklist:

01. Nous Sommes Fanés
02. Le Mort Joyeux
03. Laus Tibi Domine

04.
Spleen
05. Phalène et Pestilence - Salvatrice Averse

06. Retour de Flamme (HOOLIGAN BLACK METAL)
07. Deuil Angoisseus (Christine de Pisan 1362 - 1431)
08. Des Médecins Malades et des Saints Séquestrés

 

 

     Le nouvel album de Peste Noire se sera fait attendre : c’est trois ans après le succès phénoménale des premières démos de la formation que sort « La Sanie des siècle - Panégyrique de la dégénérescence », enregistré au studio Rosenkrantz et reprenant quelques anciens morceaux. Famine s’est entouré de nouveaux musiciens prometteurs tandis que Neige, multi instrumentiste, reste un membre actif du groupe et présent sur certaines pistes. La pochette est sobre, simple et très réussie, renfermant des textes recherchés et une interview intéressante.


    Les fûts de Neige entame une intro exempt de vocaux et pour le moins originale : le tempo est cadencé, lent et proches de certaines rythmiques jazz. La guitare sautille, jetant de manière piquée et saccadée quelques notes acoustiques, électriques ou en tapping. L’ambiance est singulière, prenante, intrigante telle une étrange balade.
     « Le Mort Joyeux », tiré de « Macabre Transcendance », prend une dimension très différente avec l’enregistrement studio. En effet, le son est déjà plus propre, les instruments nets, et les vocaux moins criards mais toujours très difformes. Les riffs sont toujours maladif et le tempo rapide. Les solos diffèrent légèrement en restant technique et accrocheurs. La guitare n’est plus l’élément dominant mais s’égalise habilement avec la cellule basse/batterie, lui assurant un soutient plus concret.
      Un morceau totalement composé en latin vient poursuivre l’album. Le tempo est lent, lourd, soutenant un arpège dramatique et sombre, tandis que d’autres riffs plus sereins et nostalgique viennent enrichir la musique. La batterie est très nette, variée et sonne agréablement. Famine utilise une voix moins aiguë, plus rauque et écorchée. Mais le titre éclate de toute sa splendeur à la quatrième minute, lorsqu' un solo en tapping des plus tragiques, tourmenté et implorant s’impose et vous prend à la gorge tandis que le rythme accélère légèrement. Un chant grégorien larmoyant achève le morceau.
     « Spleen », un des titre phare de Peste Noire s'est vu également réenregistré, rendant le tout plus propre à l’instar du « Mort Joyeux ». Malheureusement, le musique perd de sa qualité, le côté poisseux et abject ayant disparu. La voix est de plus en plus étouffée, estompant la haine brûlante qui dominait sur l’ancienne version. Nous avons néanmoins affaire à un bon morceau, tourmenté, inquiet, et à de bons solos, bien que moins insistants et impulsifs.
     Encore une reprise avec la cinquième piste, tirée de la dernière démo cette fois-ci. L’intro acoustique est détendue, aérée et nostalgique. Le son des cordes glisse et crisse agréablement aux oreilles, puis la violence démarre à tempo effréné, alliant riffs saturés, fiers ou haineux. Ces derniers perdent cependant un brin de leur contenance et crédibilité à cause de cette nouvelle production, ici légèrement faiblarde à mon goût. Les vocaux retrouvent toutefois de leur hargne, ajoutant de la rage et du dégoût au tragique violent du morceau.
     Neige fait une entrée fracassante sur « Retour de flamme », assurant les vocaux. Le ton est plus impulsif et énergique tandis que la basse se démarque habilement de l’ensemble instrumental. Neige se libre parfois à des vocalises démentes et suraiguës surprenantes ou à un chant plus proche de celui de Famine, déchiqueté et brûlant. Doublée du puissant tempo, l’atmosphère reste martiale et noble, rapide et efficace.
     Un peu de douceur et de légèreté avec « Deuil Angoisseus », aux textes signés Christine de Pisan, poétesse et moraliste du XIVème siècle. Nous sommes à mid-tempo, et une guitare acoustique triste, mélancolique et anodine surplombe la musique. Neige, également vocaliste sur cette piste, se livre à un chant plus écorché, douloureux et criard, mariant ainsi haine tourmentée à la musique peinée et nostalgique. La guitare est à nouveau très habile, glissant quelques arpèges et autres suites de notes variées. Un extrait de messe achève à nouveau la piste.
     « Des médecins malades et des saints séquestrés » est un des meilleurs morceau de l’opus. Un énigmatique solo en tapping introduit le morceau, bientôt suivit d’une batterie légèrement saturée, rendant l’ensemble un peu plus sale. Le vocaux, narquois et forcés, sont à leur apogée, crachant un texte des plus glauque et bien conçu. Un orgue vient enrichir la musique, lui donnant une dimension plus funéraire. Les solos sont de nouveau très accrocheurs et réussis, puis un interlude acoustique vient apaiser cette musique impulsive et emportée...

     Il s'agit d'une véritable réussite pour Peste Noire, continuant dans sa fulgurante lignée musicale. La production est très nette, la basse très présente et les solos prenants. Les vocaux diffèrent quant à eux par rapport aux démos mais restent écorchés, collant à merveille à une musique des plus fougueuse, bouillonnante, aux airs nostalgiques, tourmentés et parfois nobles avec ces structures décousues comme on les aime. Dommage cependant qu’il y est si peu d’inédits et que la propreté sonore gâche certaines rééditions... mais quel chef-d’œuvre !
 


Note : 17,5/20



Ajouter / Voir les commentaires (0) / Donner des Teebiz / Permalien

Aghast - Hexerei im Zwielicht der Finsternis
Créé le : 01 sept. 2006 03h08 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Aghast - Hexerei im Zwielicht der Finsternis
Artiste: Aghast (Norvège)
Album : Hexerei in Zwielicht der Finsternis

Label : Cold Metal Industry

Année :
1995
Style : Dark Ambiant / Sorcellerie


Tracklist:

01. Enthrall
02. Sacrifice
03. Enter the Hall of Ice

04.
Call from the Grave
05. Totentanz

06. The Darkest Desire
07. Das Irrlicht
08. Ende

 

 

 

   

    Aghast fut une formation très discrète mais mythique, cette dernière rassemblant Nebel et Nacht, deux femmes dites « sorcières », respectivement ex-femmes de Fenriz et Samoth. Le dark ambiant pratiqué est extrêmement singulier, Aghast reproduisant certains rituels sorciers à travers leur effroyable « musique ». « Hexerei im zwielicht der finsternis », seul album du duo réalisé en 1995, fut enregistré, pour l’anecdote, grâce à un microphone ayant appartenu à Dead.


     L’intro nous plonge directement dans une ambiance glaciale et malsaine. Quelques notes de glaçantes de synthé sont jetées sur un soundscape sombre et brumeux. L’ensemble est primitif et le restera, ne demeurant pas moins efficace et envoûtant.
     Les vocaux apparaissent sur « Sacrifice » : de profondes et graves invocations féminines emplies d’écho portées par des nappes simples et glauques distillent une aura intensément malfaisante, effrayante et malade. L’atmosphère est déjà oppressante, étrangère et mystique, la qualité sonore assez sale ajoutant à l’aspect morbide du son.
     Le climat est plus posé et lent sur la troisième piste. Les claviers sont hypnotiques, presque charnels, tandis que les voix sont murmurées, vicieuses, allongées et parfois mourantes. L’ambiant pénètre en vous tel un sort venimeux, il est difficile de sortir de cette atmosphère vicieuse et froide comme la mort.
    « Call from the grave » est sûrement le morceau le plus terrifiant de l’album. Les voix correspondent plus à des chants, des incantations, et s’élèvent dans un timbre plus clair en énoncant des mots étrangers et glaçant. Les claviers sont quant à eux plus pressants, vibrant mais toujours très sombres, primaires, dont les nappes se succèdent et se superposent avec habileté.
    « Totentanz » se décline légèrement des autres titres car expérimentant les percussions. Quelques toms résonnent et se répètent selon un rythme hypnotisant, tel une danse sombre autour d’un rituel... Sur ce battement, les deux sorcières placent des plaintes aiguës et hystérique, totalement maladives et horrifiantes.
    On revient à une ambiance plus calme avec la sixième piste, laissant quelques mots à la fois sensuels et pétrifiant de noirceur. Les deux voix s’accordent à merveille, l’une plus grave que l’autre, enrichissant les éléments terrifiants de l’ambiance. Cette dernière est toujours très froide, primitive mais à vous envahir d’effroi et de frissons.
     « Das Irrlicht », autre excellente piste, superpose des murmures et rires machiavéliques féminins sur quelques notes de clavier amples, dérangeantes et aiguës. L’aspect nocturne et maléfique est à son apogée, imageant une magie noire lugubre et oppressante dont il est difficile de se dégager.
     L’outro est plus singulière, un violon étant utilisé. Son jeu est piqué, léger, redondant et inquiétant. Les voix s’apparentent à un chant étrange, hypnotique et vertigineux. L’opus se clore sur un grésillement léger et un effrayant « That was just the beginning » ...

     « Hexerei im zwielicht der finsternis », bien qu’assez court, est un véritable joyau noir d’épouvante musicale, à faire frissonner n’importe quel auditeur. Tout est glauque, terrorisant, lugubre, simple pourtant... Cet album vous emporte dans un univers nocturne, mystique et glaçant... Vous voilà avertis.



Note : 17,5/20



Ajouter / Voir les commentaires (1) / Donner des Teebiz / Permalien

Twilight - Twilight
Créé le : 01 sept. 2006 03h01 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Twilight - Twilight
Artiste: Twilight (Etats-Unis)
Album : Twilight

Label : Total Holocaust Records

Année : 2005
Style : Black Metal


Tracklist:

01. Woe is the Contagion
02. Exact Agony, Take Life
03. Larval Liaise

04.
As the March of Worms
05. Winter Before

06. White Fire Under Black Text
07. Hopeless Etheride
08. Swollen Voices in Silence
08. Beyon Light (Beautiful and Malignant)

 

 

 

     Twilight est définit comme un « all-star project » nord-américain. En effet, celui-ci est composé des têtes d’élite de la scène étasunienne, à savoir Krieg, Nachtmystium, Leviathan, Draugar et l’incomparable Xasthur. Chacun a apporté sa touche personnelle aux compositions et voici le résultat dans cet album éponyme sortit chez le puissant label THR et affublé d’une pochette sombre, mystérieuse et très réussie.

     Pas de fioriture, on attaque d’emblée avec un black métal malsain, dérangé et lugubre. La production est sale et axé sur les fréquences graves, très proche de la qualité sonore des albums de Leviathan. La guitare est hystérique, annihilant toute mélodie, et portée par un tempo bien lourd et effréné. Les vocaux, sombres et graves, se perdent dans le brouillard dense et ténébreux de la musique.
    Encore un morceau type Leviathan avec « Exact Agony, Take Life ». Le rythme est bondissant, saccadé, et certains riffs quant à eux, sont plus proches de certains Krieg. Imperial assure d’ailleurs les vocaux sur cette piste. L’ambiance est mystique, haineuse et emplie de hargne avec une touche de mélancolie.
    Le rythme ralentit et c’est à mid-tempo que se déroule « Larval Liaise », où les vocaux de Malefic apportent quelque chose de plus hurlant et torturé à la musique, mystérieuse, inquiétante et très sombre, mais pas pour autant dépressive. La basse est habile, se détachant de cette musique envoûtante. Les percussions sont variées et maîtrisées, mais difficile de savoir s’il s’agit d’un vrai batteur ou de la BàR de Wrest…
    Nachtmystium apporte sa patte au quatrième titre, plus mélodique et tourmenté. Le tempo est rapide et les vocaux plus gras et présents, emplis d’écho, collant parfaitement à ces guitares insistantes. On passe à un tempo très lent au centre du morceau, où la basse seule délivre un solo lourd et glauque pour enfin se faire seconder de guitares distillant tristesse, nostalgie et désespoir. Très accrocheur.
    « Winter Before » est un morceau très Xasthurien. Le rythme y est lent, dépouillé, et les riffs sont lancinants, vertigineux et malades, tandis que le clavier, très présent, rend l’ensemble encore plus froid et sordide. Un arpège vient varier le morceau, dépressif et débordant de chagrin. Une piste très bien conçue et digne du torturé et légendaire talent de composition de Malefic, bien que ce dernier n’y prête pas ses vocaux.
     On revient à un titre type Nachtmystium avec « White Fire Under Black Text », bien que les rugissements lointains et brûlants de Malefic y soit présents. Les riffs sont évasifs et nostalgiques et le tempo rapide mais sans excès, toujours avec cette production sonore sale et sobre mais distincte. Les claviers, moins présents, sont graves et épiques.
    Le ton change sur cette septième piste, plus haineuse et nerveuse que les précédentes, on pense ici à Krieg, Draugar et Leviathan. A l’instar du tempo, les guitares, rapides, agressives et acharnées, dominent ce court morceau. Les voix sont dérangées, désordonnées et fantomatiques, se fondant dans cette musique dissonante et déchaînée.
    « Swollen voices in Silence », encore un titre court mais plutôt réussit. La nostalgie est de rigueur dans les riffs, parfois plaintifs, emplis de dérision et de déception, bien que le tempo soit solide, allègre, assuré par une BàR toujours aussi habile, détachée, nette et matte. Les vocaux d’Hidolf sont aigres, étouffés et tirent en longueur au niveau des voyelles.
    « Beyond Light » est la piste la plus longue piste de l’album, beaucoup plus lente dans le tempo et lancinante dans les mélodies, dans la continuité du morceau précédent. En effet, les accords sont déçus, tristes, nous rappelant avec amertume nos plus profonds et douloureux remords. Nous avons affaire ici à des vocaux d’outre-tombe, tandis qu’un clavier sombres et ombrageux ajoute au négativisme et à la mélancolie de ce morceau, la basse se détachant du reste, lourde et accablante…

     Twilight n’innove en rien avec ce premier album, véritable mélange des lugubres compositeurs l’ayant conçut. Néanmoins la qualité musicale n’est pas négligeable, les morceaux contiennent deux à trois riffs différents et certains passages sont très bons et les instruments maîtrisés, l’atmosphère de cet album étant sombre, obscure, parfois dépressive ou encore haineuse et hargneuse. Pas mal, mais on aurait pu s’attendre à mieux. A écouter.



Note : 16/20



Ajouter / Voir les commentaires (0) / Donner des Teebiz / Permalien

<< 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 > haut de page